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TENDANCES DE L’ORIENT
TENDANCES DE L’ORIENT no 10
 
 

Le processus de paix enterré, recul de l’influence occidentale

Les Etats-Unis et avec eux l’Europe ont lié leur influence dans la région du Moyen-Orient au conflit israélo-arabe. Et depuis 1967, leur activisme dans l’Orient arabe s’articulait autour du processus de paix.
Pendant 40 ans, l’Amérique et l’Europe ont réussi à engranger d’importants dividendes dans le cadre des différentes étapes de cette stratégie, basée sur l’idée de la constitution d’un système régional au Moyen-Orient au sein duquel Israël occuperait une position hégémonique. Face  à ce projet, s’est organisée une force de résistance politique, populaire et militaire, qui a accumulé expérience, savoir-faire et acquis, et qui s’est considérablement renforcée en Syrie, au Liban et en Palestine ces dix dernières années. L’état lamentable dans lequel se trouve le processus de paix sur le volet israélo-palestinien, constitue la fin effective d’une période de conflits, de guerres et de négociations, gérée par Israël et ses protecteurs occidentaux, en collaboration avec leurs «partenaires» arabes.
Il est clair que l’adoption par l’Occident de l’idée de l’Etat juif, qui constitue une liquidation de la cause et des droits du peuple palestinien, constitue le fondement essentiel de la stratégie d’absorption de l’échec des guerres et des invasions coloniales au Moyen-Orient. Cette stratégie se base sur le pari qu’un Israël fort, lié par une alliance stratégique aux Etats-Unis et à l’Otan, est une garantie incontournable pour la protection de l’influence occidentale dans la région.    
Les gouvernements occidentaux font semblant d’ignorer le fait que l’impasse actuelle a justement commencé par la violation des résolutions des Nations unies sur le conflit israélo-arabe votées pendant la période de la Guerre froide, et leur entêtement à imposer une hégémonie militaire israélienne que l’Etat hébreu était incapable d’atteindre sans les aides massives américaines et européennes.   
Les pays occidentaux, qui ne semblent pas disposés à réviser leur stratégie dans la région, doivent se préparer à essuyer de nouvelles défaites. La fin de l’illusoire processus de paix et des paris sur une solution pacifique et politique des différents volets du conflit israélo-arabe, vont certainement initier des changements qui vont dans l’intérêt de ceux qui, dés le départ, ont misé sur l’option de la résistance. Aussi, les pays et organisations qui ont choisi cette voie vont-ils voir leur influence et leur force grandir et nous allons assister à la chute des bastions de l’influence occidentale dans la région.
Même si ce processus prend du temps, il est inéluctable, tant que l’Amérique et l’Europe continueront à regarder la région à travers le prisme israélien.                


Washington fait régner «l’équilibre de l’inquiétude»

Les informations qui circulent au Liban font état de la poursuite des démarches syro-saoudiennes pour tenter de régler la crise politique. Dans le même temps, les nouvelles en provenance de capitales occidentales prévoient un nouveau report de la remise de l’acte d’accusation par le procureur du TSL, Daniel Bellemare, au juge de la mise en état, Daniel Fransen. Un ajournement qui serait dû aux démarches et contacts internationaux autour du Liban, et qui prouvent, d’une manière certaine, que l’action du TSL est fortement politisée. Une lecture des derniers développements permet de relever les points suivants:
1-Trois Etats, la France, la Turquie et le Qatar, se sont joints aux efforts déployés par la Syrie, l’Arabie saoudite et l’Iran, pour empêcher une aggravation de la crise libanaise. Les dirigeants de ces trois pays ont récemment rencontré le président syrien Bachar al-Assad qui est au centre des démarches d’apaisement pour empêcher une grande discorde qui risque de sortir des frontières libanaises, comme s’y emploie Israël.
2-Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz a adressé un message à l’Administration américaine l’invitant à ne pas faire obstruction à ses efforts conjoints avec Bachar al-Assad visant à parvenir à un compromis entre les parties libanaises. Selon des informations sûres, le souverain -qui est en convalescence aux Etats-Unis - aurait donné des instructions à son gouvernement et au Premier ministre libanais, Saad Hariri, comme quoi la Syrie et son président constituent une ligne rouge et que, personnellement, il se tenait aux côtés des efforts de Bachar al-Assad pour préserver la stabilité au Liban.  
3-Des milieux diplomatiques à Beyrouth ont établi un lien entre l’instrumentalisation par Washington de la carte du TSL et ses négociations avec l’Iran sur le dossier nucléaire, à Istanbul, sous le parrainage de la Turquie. Ces mêmes milieux affirment que l’Administration Obama souhaite utiliser tous les moyens de pression à sa disposition pour occuper le Hezbollah et l’affaiblir politiquement à travers l’acte d’accusation et le TSL. Washington pense que ces outils de pression empêcheront le Hezbollah d’entreprendre une quelconque action offensive contre Israël.
Ce qui donne de la crédibilité à cette analyse est le fait que toutes les autres cartes de pressions américaines sont inefficaces ou neutralisées: le bourbier afghan, le blocage des négociations israélo-palestiniennes, les limites de l’influence US en Irak… Aussi, l’acte d’accusation et le TSL serviraient de palliatif à l’angoisse d’Israël qui craint que le Hezbollah ne décide de venger la mort de son chef militaire légendaire, Imad Moughnié –assassiné le 12 février 2008 à Damas-. Le but des Etats-Unis serait de consacrer le statu quo régional pour empêcher le camp de la Résistance de prendre l’initiative et de renverser radicalement les rapports de force.
En conclusion, la crise au Liban n’est pas prête d’être réglée de sitôt, car les Américains veulent maintenir l’équilibre de l’inquiétude en attendant que le gouvernement irakien prenne forme et que les négociations avec l’Iran prennent une voie claire.    

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DECLARATIONS ET PRISES DE POSITIONS

SAYYED HASSAN NASRALLAH, secrétaire général du Hezbollah
Extraits d’un discours prononcé à l’occasion du 9ème jour d’Achoura
«Le conflit avec Israël reste l'axe principal qui fait bouger la région. Le projet du Grand Israël géographique est désormais enterré, notamment depuis le retrait de 2000. De même, le projet de la grande puissance israélienne qui peut imposer ses conditions dans la région est révolu, depuis la guerre de 2006 au Liban et celle de Gaza en 2008-2009. Cela ne signifie pas qu'Israël est faible, il est en train de reconstituer ses forces, tout en cherchant à placer la Palestine -sauf Gaza- sous son contrôle en la judaïsant. Israël est devant trois choix: aller vers des négociations avec les Palestiniens, puis avec la Syrie et le Liban. Ce qui est refusé par le gouvernement Netanyahu qui cherche à gagner du temps. Le deuxième choix est de faire la guerre au Liban, en Syrie, à Gaza, en Iran, etc. Or, une telle option est improbable pour l'instant puisqu'Israël ne peut plus mener une guerre dont l'issue victorieuse n'est pas garantie. Le troisième choix est de maintenir le statu quo, en attendant des changements régionaux et internationaux, tout en cherchant à susciter des discordes entre les sunnites et les chiites, entre les pays arabes et au sein de chaque pays. Shaul Mofaz n’a-t-il pas récemment invité les sunnites à s'allier avec Israël contre la menace chiite. Pourtant, les pires crimes israéliens ont pris pour cible des sunnites en Palestine et ailleurs, et récemment avec la flottille de la liberté.
L'acte d'accusation et le TSL s'inscrivent dans le cadre de ce plan. J’ai commencé à recevoir des informations sur une volonté d'impliquer le Hezbollah dans le meurtre de Rafic Hariri à partir de 2006. Mais en 2008, on m’a clairement dit que l'enquête se dirige vers l'implication d'un groupe du Hezbollah infiltré et travaillant pour les SR d'un État déterminé. Je n’ai rien révélé pour préserver le pays. C'est la preuve que le Hezbollah ne cherche pas un prétexte pour contrôler le pays ou préparer un coup d'État. Mais en 2010, on ne pouvait plus se taire car l'affaire était devenue urgente. Ceux qui disent: «Attendons l'acte d'accusation» se moquent du monde, car ils savent très bien ce qu'il contiendra. Un scandale pire que celui de WikiLeaks attend le TSL (…) Le vice-président de la commission sous Detlev Mehlis, l'Allemand Gerhard Lehman, un ancien des SR, est un personnage corrompu. J'ai la preuve de sa corruption. Il a vendu des documents de l'enquête à des personnalités libanaises, à 70000 dollars l'un, et ces personnalités me les ont remis. Il m'a indirectement proposé d'acheter tous les documents pour la somme d'un million de dollars. J'ai naturellement refusé. Le TSL protège les faux témoins car Mehlis et Lehman ont participé à leur fabrication, et le gouvernement libanais les protège aussi.
Le Hezbollah ne cédera pas et ne livrera aucun des siens. On nous a conseillé de livrer deux de nos membres et l'affaire sera close. Mais nous ne faisons pas ce genre de transaction. Nous ne trahissons pas la confiance mise en nous ni la mémoire de nos martyrs. Et advienne que pourra.»

ALEXANDER SALTANOV, vice-ministre russe des Affaires étrangères (En visite au Liban)
«Nous sommes conscients que les problèmes en suspens ne peuvent être résolus qu'à travers le dialogue et l'entente entre les différentes factions politiques. Cela est nécessaire pour l'avenir du peuple libanais et du Liban qui joue un rôle important dans la région. Nos rencontres ont pour objectif de poursuivre les contacts établis par les dirigeants des deux pays, après les visites effectuées à Moscou par le président Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri, des visites qui ont donné un nouvel élan à nos relations bilatérales.»

NASRALLAH SFEIR, patriarche maronite (proche du 14-Mars)
Extraits d’une interview accordée au quotidien de la famille Hariri al-Moustaqbal
«Nous sommes inquiets de la crispation qui règne dans le pays. Le Liban ne peut pas vivre dans une telle atmosphère crispée, avec des menaces d’une partie contre l’autre. Le pays vit et prospère dans une atmosphère d’entente, de coopération et de participation au pouvoir. Les Libanais ont le droit de connaître la vérité sur les auteurs des assassinats, pour que justice soit faite.»

MICHEL AOUN, principal leader chrétien, allié du Hezbollah
«Le Premier ministre Saad Hariri doit démissionner. Il ne peut pas être partie prenante, rester en poste et continuer à mener la justice comme il l'entend. Ceux qui protègent les faux témoins empêchent l'aboutissement de la vérité. J'accuse le TSL de chercher des preuves qui incrimineraient le Hezbollah au lieu de l'innocenter. La démission de la porte-parole du TSL, Fatima Issaoui, qui a été précédée par plusieurs départs, s'inscrit dans un cadre qui ressemble aux Dix petits nègres (roman d'Agatha Christie, ndlr)»

SAMIR GEAGEA, leader chrétien, allié de Saad Hariri
Extraits d’une interview accordée à la télévision égyptienne Nile Life
«La crise actuelle se résume comme suit: une partie des Libanais souhaitent que le TSL poursuive son travail jusqu'à la publication de l'acte d'accusation et une autre estime que le tribunal est israélo-américain et politisé, et exige par conséquent sa suspension dès à présent. Nous n'avons constaté rien d'anormal jusque-là au niveau du tribunal. Ce qu'en disent les autres ne repose que sur des rumeurs, d'où le problème auquel nous faisons face. Le Hezbollah est l'instigateur de la paralysie du Conseil des ministres dont la réunion est désormais conditionnée par l'adoption d'une mesure judiciaire censée réduire les prérogatives du TSL. Cette manœuvre est en réalité une mesure visant à assiéger le tribunal. Personne n'a le droit de poser des conditions au chef de l'État et au Premier ministre. On peut tout simplement émettre des souhaits (…) Celui qui est essentiellement à l'origine des fuites sur le travail du tribunal c'est le Hezbollah lui-même, puisque l'enquête se faisait avec ses membres qui en divulguaient la teneur aux médias. Les fuites peuvent effectivement avoir lieu. Peut-on dire pour autant qu'il s'agit d'un indice de la politisation du tribunal?»

MOHAMMAD KABBARA, député du bloc de Saad Hariri
«Le Hezbollah utilise le TSL comme paravent pour dissimuler aux yeux des Libanais l'étendue de la corruption à travers laquelle il mine l'État et sape la société, élevant de la sorte le taux de chômage parmi la population. Au nom de la Résistance, le Hezbollah gère des réseaux de contrebande à travers les frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays, privant les caisses de l'État de 60% de ses revenus douaniers, sans compter ce qui est subtilisé par le biais de l'électricité et des registres fonciers, entre autres.»

PRESSE ET AUDIOVISUEL

AS SAFIR (QUOTIDIEN LIBANAIS PROCHE DE L’OPPOSITION-14 DECEMBRE 2010)
IMAD MARMAL

Le Hezbollah se moque de ceux qui pensent qu’il finira pas céder devant le fait accompli et sera dans l’incapacité de mettre ses menaces à exécution; au cas où il déciderait de se rebeller contre l’acte d’accusation et de modifier l’équation du pouvoir au Liban, le pays sera condamné à un isolement international et les sanctions qu’il subira amèneront l’ensemble du peuple libanais à se soulever contre le Hezbollah. Ceux qui misent sur un tel scénario sont totalement coupés de la réalité. Car ils ignorent, ou font mine d’oublier, qu’il sera impossible d’imposer des sanctions au Liban tant que des milliers de soldats de la Finul seront déployés au Sud –des soldats qui ont en permanence besoin de ravitaillements. De plus, la communauté internationale n’est pas sans savoir qu’aucun soldat ne se serait déployé au Sud sans l’approbation et le consentement du Hezbollah.
Le Hezbollah assure que la Syrie sera partie prenante dans toute confrontation future, d’autant plus qu’une telle confrontation et ses résultats la concernent de près. Pour le Hezbollah, la seule solution est celle qui passe par une prise de position unanime au Liban, ôtant toute valeur à l’acte d’accusation et assurant que le Liban n’a rien à voir avec le TSL.

AS SAFIR (15 DECEMBRE 2010)
PARIS, MOHAMMAD BALLOUT

Le président syrien Bachar al-Assad a informé son homologue français Nicolas Sarkozy jeudi 9 décembre à Paris que la Syrie n’interviendra pour la recherche d’un compromis au Liban qu’en vertu d’une demande officielle et publique, car elle ne veut pas être accusée une nouvelle fois d’ingérence dans les affaires libanaises. Assad a fait allusion à cette idée en réponse aux questions des journalistes à l’Elysée sur les efforts syro-saoudiens et la possibilité d’une contribution française. Assad a répondu que c’est une question interne libanaise et que la Syrie ne veut absolument pas intervenir, par respect aux principes de souveraineté et d’indépendance. La condition fixée par le président syrien incite les parties arabes et internationales à harmoniser davantage leurs positions et à les rendre publiques, parce que les demandes de médiation adressées à la Syrie dans le passé par Paris ou d’autres parties s’étaient accompagnées d’accusations françaises et arabes d’ingérence dans les affaires libanaises.
Il est vrai que le président syrien n’a reçu aucune demande solennelle de la part de la France pour intervenir comme médiateur. Sarkozy a cependant adopté une approche équivalente, quoique plus subtile: il a formulé le souhait que lui et Assad «coopèrent» pour trouver des issues à la crise.
La source nie que le président Sarkozy ait évoqué la menace israélienne comme un détonateur lié à la parution de l’acte d’accusation. Des sources proches du président français relèvent toutefois des indicateurs dangereux sur une possible intervention militaire israélienne si le Hezbollah décide de rompre l’équilibre politique actuel pour renverser la table, écarter l’aile pro-occidentale, prendre le pouvoir et jeter le Liban, après l’Irak, dans le «giron iranien».
Assad a obtenu une promesse présidentielle française d’aider au Conseil de sécurité à limiter les interventions dans le travail du TSL et à empêcher sa politisation. Toujours selon la source précitée, la partie française s’est engagée à œuvrer pour garantir le suivi de l’affaire des faux-témoins, après que les amendements apportés au règlement du TSL eurent écarté ce dossier du champ de compétence du Tribunal

AN NAHAR (QUOTIDIEN LIBANAIS PROCHE DU 14-MARS)
ABDEL KARIM ABOU NASR (16 DECEMBRE 2010)

Des sources diplomatiques informées à Paris résument comme suit la mission de sauvetage menée par Nicolas Sarkozy pour aider le Liban à sortir de la crise liée au TSL:
-Le président français refuse de lancer officiellement une initiative pour traiter la crise libanaise. Il s’accorde avec l’Arabie saoudite et d’autres pays pour dire que la solution au Liban doit résulter de la volonté des Libanais de se sauver du «suicide collectif» qui les attend s’ils ne parviennent pas à une entente.
-Il a proposé certaines idées aux leaders politiques libanais qu’il a rencontrés ou contactés. Il estime que les deux principaux camps politiques devraient tenter de parvenir à une entente qui pourrait être annoncée avant la parution de l’acte d’accusation. Cette entente insisterait sur la nécessité de traiter avec le TSL et ses décisions par les moyens juridiques pacifiques. Elle réaffirmerait l’attachement à la paix civile et au rejet de la violence ou du recours aux armes dans le conflit politique interne. Elle insisterait sur le fait que l’acte d’accusation n’est pas dirigé contre une communauté ou une entité politique déterminée et n’a pas pour objectif de bouleverser le rapport des forces dans le pays, mais fait partie d’un processus judiciaire international transparent et indépendant.
-Les efforts de Sarkozy ne répondent pas à une décision française isolée mais font partie d’un processus arabo-international auquel participent l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Turquie et les Etats-Unis.
Les sources précitées ajoutent que le président syrien Bachar al-Assad, lors de sa dernière visite à Paris, n’a pas clairement affiché son soutien aux efforts du président français. Assad adopte le point de vue du Hezbollah qui considère le TSL comme illégal, anticonstitutionnel et politisé.
Le président syrien considère que la clé de la solution est entre les mains de Saad Hariri qui doit prendre une initiative innocentant le Hezbollah et la Syrie de toute accusation. Hariri doit, selon Assad, demander l’adoption d’une décision officielle qui rejette par avance l’acte d’accusation et le délégitime sur le plan libanais.

AL AKHBAR (13 DÉCEMBRE 2010)
PARIS, BASSAM TAYYARA

Le dossier libanais a été évoqué entre le président syrien Bachar al-Assad et les responsables français qu’il a rencontrés. Des sources concordantes parlent du souci de parvenir à une solution évitant le retour à la situation qui prévalait avant l’accord de Doha, conclu en mai 2008. Explication d’une source syrienne: «Nous nous intéressons à la sécurité du Liban, car elle est liée à la sécurité de la Syrie, mais nous ne sommes pas inquiets. Avec les Français, nous essayons de trouver une solution car Paris s’intéresse aussi à la sécurité du Liban». S’agissant du TSL, les mêmes sources assurent que les deux parties ne sont pas rentrées dans les détails de l’éventuel contenu de l’acte d’accusation. Elles ont abordé «de façon structurelle» la question du tribunal, pour convenir de son importance, avec une insistance syrienne sur la nécessité de l’impartialité de cette cour.
Paris n’a pas demandé à Damas de «mettre la pression sur une partie déterminée», ajoutent-elles. Mais cela ne signifie pas que Damas n’a pas «défendu le point de vue de ses alliés libanais» au sujet du TSL, des circonstances ayant entouré sa mise en place et de son financement. De même, la France a souligné la nécessité de «réchauffer le volet syro-saoudien», sur lequel pèse «un froid qui pourrait être fatal». Selon un expert français, «les obstacles qui ont entravé et entravent toujours un accord syro-saoudien» sont d’origine purement américaine, ce qui n’est pas sans causer une certaine «irritation» pour Sarkozy.
Cet expert cite des proches du président français, selon lesquels il se serait demandé «pour quelle raison Washington manquait de clairvoyance au sujet du Moyen-Orient».

AL AKHBAR (15 DECEMBRE 2010)
FIDAA ITANI

Le meeting oratoire qui se poursuit à Tripoli depuis le 12 décembre, notamment les derniers discours du député Mohammad Kabbara et de cheikh Daï al-Islam al-Chahhal, est amusant mais presque sans aucune utilité, bien que la campagne ainsi lancée ait pour effet de détruire ce qui subsiste encore de la cohésion de pure forme entre les sunnites et d’exacerber les dissensions confessionnelles entre sunnites et chiites.
Ce qui attire le plus l’attention, c’est l’offensive menée contre le centrisme, présenté comme une tentative d’infiltrer la scène sunnite, qui n’a d’ailleurs jamais été unie, et le fait de proclamer que l’extrémisme sectaire poussé jusqu’au bout représente le véritable centrisme et que tout autre centrisme est en réalité une tentative d’amener les sunnites à cesser de revendiquer leurs droits et leur place au sein de ce système communautaire.

AL BALAD (QUOTIDIEN FRANCOPHONE LIBANAIS INDEPENDANT-17 DECEMBRE 2010)
L’Armée libanaise, avec la coopération de la Résistance (Hezbollah ndlr), a découvert deux systèmes d’espionnage israélien sur les monts Sannine et Barouk.
Selon un communiqué publié par la direction de l'orientation de l'Armée, «l'engin découvert à Sannine est composé de cinq parties: un système visuel, un autre pour la transmission d'images, un troisième pour la réception de signaux de télécommande, une télécommande et un système d'auto-alimentation en énergie.»
L'Armée précise qu'il s'agit d'un matériel «hautement sophistiqué, capable de repérer et de déterminer avec précision des objectifs à longue distance, pour faciliter les frappes aériennes». «Le laser dont il est doté couvre un rayon de 20 kilomètres, assurant ainsi une couverture totale de la chaîne de l'Anti-Liban, de Sannine, du Barouk et des régions voisines», ajoute le communiqué, avant d'annoncer que «l'armée a également démantelé un engin «plus sophistiqué» sur les hauteurs du Barouk». «Les deux engins ont pu être découverts grâce à des informations obtenues par la direction des renseignements de l'Armée des sources de la Résistance», indique le communiqué qui appelle la population à ne pas toucher aux corps suspects qu'elle peut découvrir, de peur qu'ils n'explosent, et d'alerter le plus proche poste militaire.

AL MOUSTAQBAL (QUOTIDIEN APPARTENANT A LA FAMILLE HARIRI-13 DECEMBRE 2010)
PAUL CHAOUL

Le Hezbollah est-il en train de préparer un coup d’Etat et quelle serait la réaction des Libanais dans ce cas de figure. Une vision terrifiante, comme si le peuple libanais était devenu l’ennemi en lieu et place d’Israël. Cette vision apocalyptique aura sans doute pour effet de resserrer l’étau autour du Hezbollah. Nous pensons que s’il met ses menaces à exécution, cela voudra dire que les Libanais eux-mêmes, ou une grande majorité d’entre eux au moins, le traiteront comme on traite les envahisseurs.

AL AKHBAR (13 DECEMBRE 2010)
Une source française a informé des responsables libanais que la section des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) ont sollicité l’assistance de l’un des services de sécurité français concernant certaines informations relatives au général Fayez Karam, dont des informations qui ont l’air d’être une sorte de surveillance du général Michel Aoun et un retour aux archives de ses communications et contacts pendant son exile parisien. Ce qui n’a pas manqué d’agacer le général Aoun, qui accuse les renseignements des FSI d’œuvrer à l’impliquer dans le dossier du général Karam et de faire croire à l’opinion publique qu’il était au courant des activités de l’intéressé dans le domaine des renseignements et ses présumés contacts avec Israël.

AL HAYAT (QUOTIDIEN SAOUDIEN-17 DECEMBRE 2010)
PARIS, RANDA TAKIEDDINE

La France fournira bientôt au Liban 100 missiles air-sol sous forme de don à l’armée libanaise, a-t-on appris de sources françaises. Il s’agit de missiles de type HOT destinés à équiper les hélicoptères Gazelle fournis par les Emirats arabes unis au Liban.
Le Premier ministre français François Fillon avait discuté de ce sujet avec Saad Hariri lors de sa dernière visite à Paris.

L’ORIENT-LE JOUR (QUOTIDIEN FRANCOPHONE LIBANAIS PROCHE DU 14-MARS)
KHALIL FLEIHANE 15 DECEMBRE 2010)

Selon une étude publiée par l'Unrwa, en collaboration avec l'Université américaine de Beyrouth (AUB), les sans-emploi représentent plus de la moitié de la population palestinienne au Liban, tandis que 66% des réfugiés vivent sous le seuil de la pauvreté. L’étude a été réalisée sur un panel de 2600 ménages. L'enquête indique que 260000 à 280000 réfugiés palestiniens résident aujourd'hui au Liban. La moitié de cette population est âgée de moins de 25 ans, alors que 53% sont des femmes. En outre, un ménage est composé en moyenne de 4,5 personnes, tandis que la moitié des réfugiés vivent dans la région du Sud-Liban. Au niveau de l'emploi, l'enquête révèle que 56% des réfugiés palestiniens sont au chômage et que deux tiers des personnes employées exercent des métiers peu qualifiés, concentrés essentiellement dans les secteurs de la construction et de l'agriculture. De plus, 66% des maisons souffrent d'humidité et de fuites d'eau, tandis que 8% des ménages vivent dans des abris avec des textures de mur et/ou toit en tôle ondulée et 8% vivent avec plus de trois personnes dans une chambre.


Obama empêtré dans les bourbiers de Bush


Le rapport présenté par le président américain sous le thème de la révision de la stratégie de la guerre en Afghanistan, constitue l’exemple vivant de l’échec de l’Empire dans ses guerres qui n’aboutissent à aucun résultat probant:
1-Le langage confus utilisé par le président américain dans sa description de la situation d’al-Qaïda illustre l’impasse dans laquelle se trouve son administration, qui s’était engagée à liquider cette organisation et à déférer ses chefs devant la justice. Obama avait estimé que la grave erreur de George Bush avait été de détourner l’attention de cet objectif prioritaire. Deux ans après l’augmentation des effectifs en Afghanistan, le président Obama peut à peine se vanter d’avoir réussi à «entraver les mouvements» d’al-Qaïda.        
2-Les relations se détériorent entre les Etats-Unis et le régime Karzaï, bâti par les Américains sur des réseaux de corruption, de seigneurs de guerre et de trafiquants d’opium, et consacré lors d’élections frauduleuses. Le fait qu’Obama reconnaisse ces réalités, en contradiction avec la propagande américaine, ne cache pas les échanges d’accusation entre l’Administration US et Karzaï sur les responsabilités de ce fiasco.
3-Alors que Barack Obama a assuré que le rendez-vous de l’été prochain pour le début du retrait américain d’Afghanistan était définitif, son secrétaire à la Défense, Robert Gates, n’a pas hésité, juste après la conférence de presse du président, à affirmer qu’il n’y avait pas de rendez-vous fixe pour le retrait qui dépend, essentiellement, du cours des opérations militaires et de la situation sur le terrain. Gates avait laissé entendre que la guerre en Afghanistan pourrait durer dix ans.
4-Il est clair que les Taliban étendent leurs zones d’influence et posent des conditions sévères pour accepter les négociations proposées par le régime Karzaï. L’influence des Taliban à l’intérieur des forces gouvernementales et dans les compagnies de sécurité et de transport utilisées par les forces américaines et atlantistes pour l’acheminement des renforts et de l’approvisionnement, frôle le scandale.
5-Le sommet de l’échec de l’Administration Obama se reflète dans la crise entre Washington et le gouvernement pakistanais, accusé par le président américain de laxisme et de négligence dans la lutte contre les Taliban, notamment dans la province du Waziristan.
Barack Obama, qui avait promis de mettre un terme aux guerres de George Bush, est en train de s’enfoncer dans les boues de son prédécesseur à cause de son entêtement à poursuivre la politique impérialiste et à tourner le dos aux réalités économiques, sociales et politiques qui risquent de provoquer de nombreux conflits dans le monde.
      
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EVENEMENTS

Afghanistan
Les Taliban ont lancé dimanche des attaques-suicides contre l'armée afghane à Kaboul et à Kunduz, ville importante du nord de l'Afghanistan, tandis que le bilan des pertes des forces étrangères a atteint les 700 morts en 2010, de loin l'année la plus meurtrière depuis le renversement du régime taliban en 2001.
Parmi ces militaires étrangers tués en Afghanistan, un 52e soldat français a trouvé la mort dans la nuit de vendredi à samedi.
Deux militants portant des vestes bourrées d'explosifs ont attaqué un autocar transportant des officiers de l'armée afghane à Kaboul, tuant cinq militaires et en blessant neuf autres.
Les deux assaillants ont ouvert le feu contre l'autocar sur la principale route menant de Kaboul à Jalalabad, un peu plus à l'Est, le long de laquelle se trouvent des casernes de l'Otan et de l'armée afghane. L'un d'eux s'est fait exploser et l'autre a été abattu par la police avant d'actionner sa bombe. Dans le nord du pays, sept militaires et policiers afghans ont été tués à Kunduz, où la chancelière allemande Angela Merkel s'était rendue la veille à la rencontre des soldats allemands de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).
D'après le ministère de la Défense, quatre kamikazes ont attaqué un centre de recrutement de l'armée. Deux se sont fait exploser à l'entrée du complexe. Deux autres ont réussi à pénétrer dans l'enceinte, où des combats ont éclaté et se sont poursuivis jusque dans l'après-midi, a constaté un journaliste de Reuters.
L'artillerie a ouvert le feu par moments contre les bâtiments, dont se sont échappés une quarantaine de militaires. A l'intérieur, des tirs d'armes légères ont retenti.
Le bilan des pertes étrangères en Afghanistan a atteint les 700 morts pour la seule année 2010 au cours de la nuit de samedi à dimanche, avec le décès d'un militaire de l'Isaf tué par une bombe dans le sud du pays. Au total, au moins 2270 militaires étrangers, dont environ deux tiers d'Américains, sont morts en Afghanistan depuis 2001, selon des statistiques établies par Reuters et le site internet www.iCasualties.org.
Le président américain Barack Obama a fait état cette semaine de progrès contre les Taliban tout en admettant que de nombreux défis restaient à relever. Il a jugé que les Etats-Unis étaient sur la bonne voie pour commencer à retirer leurs soldats d'Afghanistan à partir de juillet 2011, comme prévu. Les Taliban ont qualifié ces propos de propagande.

Palestine
EVO MORALES, le président bolivien, a annoncé, vendredi 17 décembre, que son pays allait reconnaître la semaine prochaine la Palestine comme un «Etat indépendant», imitant ainsi le Brésil et l'Argentine. «La Bolivie enverra une lettre au président de la Palestine Mahmoud Abbas, la reconnaissant comme Etat indépendant et souverain», a déclaré le président bolivien lors d'une conférence de presse dans le sud-est du Paraguay.

LA LIGUE ARABE, réunie au Caire, a rejeté toute reprise des négociations y compris indirectes israélo-palestiniennes, tant que les Etats-Unis n'auront pas fait «une offre sérieuse garantissant la fin du conflit». Le comité de la Ligue a décidé que «le chemin des négociations est devenu inefficace», a souligné le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa. Cette position conforte celle de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne: parmi les garanties réclamées par les Palestiniens pour reprendre des discussions indirectes, avait-il indiqué, figurent «un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est» ainsi qu'une référence claire à la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967. La Ligue arabe a, d'autre part, annoncé son intention de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies sur la question de la colonisation.

L’OLP a critiqué le «virage diplomatique» américain et estimé que le sérieux de toute nouvelle approche dépendrait de sa faculté à arrêter la colonisation et à clarifier les principaux chapitres de la négociation.
Le comité exécutif de l'OLP a estimé que la politique conduite par Israël «menaçait la stabilité de la région» et montrait qu'elle visait avant tout «les colonies, l'expansion et la perpétuation de l'occupation». Les Palestiniens, qui exigeaient la suspension totale de la colonisation pour reprendre des pourparlers directs avec Israël, redoutent que sa poursuite ne sape progressivement leur ambition d'établir un Etat indépendant sur les territoires occupés en 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Ils craignent que les pourparlers indirects qui vont reprendre ne soient utilisés par Israël pour reporter sans fin la discussion sur les frontières de la Palestine tandis que l'Etat hébreu continuerait par sa colonisation à rendre impraticable la récupération des territoires occupés et parfois annexés.

ISRAËL s'est félicité de la nouvelle approche choisie par Washington pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens, qui trace une croix sur l'exigence d'un gel de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. «Je me félicite de cette décision américaine. C'est bon pour Israël. C'est bon pour la paix», a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a résisté farouchement depuis la fin septembre aux pressions américaines, palestiniennes et internationales pour décréter un moratoire supplémentaire sur les nouveaux chantiers.
Officialisant la fin des efforts américains pour tenter de relancer des pourparlers directs entre Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas, qui faisait d'un tel gel la condition d'une reprise du dialogue face à face, Hillary Clinton a déclaré que Washington allait miser de nouveau sur une diplomatie de la navette entre les deux camps.
La secrétaire d'Etat américaine a déclaré que les Etats-Unis allaient désormais tenter de faire avancer les questions centrales du conflit, à savoir la question des frontières, du statut de Jérusalem, du sort des réfugiés des conflits de 1948 et 1967 et des garanties de sécurité nécessaire à la coexistence pacifique d'Israël et de la future Palestine.

Julian Assange
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, que la justice suédoise veut entendre dans un dossier d'agressions sexuelles, est sorti de prison jeudi soir, sa libération sous caution ayant été confirmée en appel par la Haute Cour de Londres. «J'espère poursuivre mon travail et continuer à protester de mon innocence», a-t-il dit, satisfait mais l'air fatigué, devant une foule de journalistes sur les marches du bâtiment de la Haute Cour, après neuf jours de détention à la prison londonienne de Wandsworth.
Il a remercié ses avocats, ses partisans «qui ont foi en lui» à travers le monde et tous ceux qui ont aidé à réunir l'argent de sa caution. Il a aussi remercié «le système judiciaire de Grande-Bretagne où, si la justice n'est pas toujours rendue, au moins elle n'est pas encore morte». Il a ajouté ensuite que ses avocats avaient entendu une rumeur selon laquelle il avait été inculpé aux Etats-Unis dans l'affaire des «fuites» diplomatiques rendues publiques par WikiLeaks. «Je ne crains pas trop d'être extradé vers la Suède. J'ai beaucoup plus d'inquiétudes pour ce qui est des Etats-Unis», a-t-il dit, ajoutant cependant que son inculpation par un tribunal fédéral n'était pas confirmée.
Un tribunal de Londres avait accepté sa remise en liberté en échange d'une caution de 236000 euros et d'un contrôle judiciaire strict mais la décision avait été bloquée par un appel des procureurs au nom des autorités suédoises. Julian Assange veut éviter une extradition vers la Suède où la justice enquête sur des faits d'agression sexuelle contre deux jeunes femmes travaillant pour son site internet.
La justice américaine tente d'établir si Julian Assange a conspiré avec un ancien analyste du renseignement militaire soupçonné d'avoir transmis des documents classés extraits des serveurs du Pentagone et du département d'Etat.
L'objectif du ministère américain de la Justice est de déterminer si Julian Assange a incité ou aidé le soldat Bradley Manning à faire «fuiter» ces documents. S'ils y parviennent, les procureurs fédéraux pourraient l'inculper de conspiration, dit le New York Times qui cite une source proche de l'affaire. Les procureurs examineraient notamment une discussion électronique entre Bradley Manning et un ancien pirate informatique, Adrian Lamo, qui a prévenu les autorités. Manning s'y targuerait d'avoir été en communication directe avec Assange alors qu'il téléchargeait les documents.
Dans sa prison londonienne, Julian Assange a occupé une cellule qui avait été un moment celle de l'écrivain Oscar Wilde, condamné pour atteinte aux bonnes mœurs dans les années 1890, a précisé son avocat, Mark Stephens.

Attentat en Suède
Les responsables de la sécurité européenne s'interrogent si Taymour Abdoulwahab était un «loup solitaire» ou le membre d'une équipe d'extrémistes lorsqu'il a trouvé la mort à Stockholm en voulant provoquer apparemment des attentats à l'explosif dans des endroits fréquentés de la capitale suédoise?
Abdoulwahab, un Suédois d'origine irakienne, est mort dans l'explosion d'un des explosifs qu'il transportait en prévision apparemment d'un attentat qu'il comptait commettre à Stockholm. Il s'agit du premier attentat mortel par un islamiste en Europe depuis 2007, lorsqu'un assaillant a trouvé la mort dans un attentat manqué à l'explosif à Glasgow et le premier attentat dans une capitale européenne depuis les attentats dans les transports en commun londoniens qui ont fait 52 morts en 2005.
Jusqu'à présent, les indices disponibles sur l'attentat-suicide pointent en direction des relations d'Adboulwahab avec la Grande-Bretagne, où il a suivi un moment des études, et avec le Moyen-Orient, où il s'est plusieurs fois déplacé.
Ce qu'on ignore encore, c'est dans quelle mesure la nature de ses contacts dans ces pays ont joué un rôle dans la radicalisation du militant pour le pousser à l'acte.
Si cela s'avère, il est probable qu'il appartenait à un groupe qui pourrait projeter d'autres attentats, craignent les experts. Et même s'il a agit seul, y compris avec incompétence, son cas pourrait faire école auprès d'autres candidats au martyre comme al-Qaïda les encourage.
De nombreux experts européens estiment les risques d'attentats plus élevés aujourd'hui qu'en 2005, au moment du quadruple attentat londonien. L'explosion de Stockholm fait suite à diverses alertes à des préparatifs d'attentats en Europe et dans les transports américains, notamment après la tentative d'un Nigérian formé au Yémen pour faire sauter un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit, il y a un an.
Dans un e-mail diffusé avec l'explosion de samedi, Abdoulwahab lui-même a assuré que ses déplacements au Proche-Orient visaient à s'impliquer dans la guerre sainte en Occident.

  


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